Pour beaucoup en France, ce n’est plus qu’une question de temps. Alors ce sujet s’invite de plus en plus souvent dans les discussions informelles sous forme du dilemme suivant :
Faut-il faire front au risque de devenir une cible ou faut-il faire profil bas au risque de collaborer ?
Il est par contre bien difficile d’aborder sérieusement le sujet dans les instances d’une organisation. Difficile de le lancer sans paraître catastrophiste ou pessimiste, difficile d’avoir une position nuancée sans passer pour un fasciste, difficile d’avoir une position combattive sans devenir le gauchiste de service.
Alors on se contente d’en parler à la machine-à-café et au coin fumeur, et de conclure n’importe quel débat avec une phrase du type : « et bientôt ce sera pire ! » Dans un mélange d’impuissance et de résignation, il semble préférable de faire l’autruche… Jusqu’à tomber sur un flash info ou un journal.
Alors on fait quoi ? On en discute où ? Et comment ? Pour faire quoi de toutes façons ?
Nous proposons de conduire des discussions sur les perspectives de votre organisation face à la prise de pouvoir de l’extrême-droite à différentes échelles administratives. Il s’agit déjà de pouvoir poser sérieusement les questions liées à ces bouleversements politiques qui s’annoncent sans pour autant imposer une morale, quelle qu’elle soit.
