Risquer les rencontres pour susciter la participation de son public

Prochaine session

  • Dates : Du Mercredi 9 Décembre 2026 au Vendredi 11 Décembre 2026
  • Durée :  21 heures de formation réparties sur 3 jours
  • Horaires : de 9h à 12h30, de 14h à 17h30
  • Lieu : Saint-Denis (93)
  • Frais pédagogiques : 40€ de l’heure, soit 840€ la formation

Présentation

Le travail social regorge de dispositifs d’accompagnement individuels et collectifs : entretien en face à face, accompagnement dans la vie quotidienne, activités collectives, groupes d’expression, CVS… Tous ces espaces sont précieux mais souvent devenus évidents, peu préparés, pas animés, parfois sans traces et souvent sans suites. Comment leur redonner leur sens émancipateur ?

De quoi parle-t-on quand on parle de participation ? Pourquoi et comment voulons-nous que les autres participent ? Quels outils pour faire vivre ces processus ? Quelle posture des personnes les conduisant ?

Faire participer son public ? Une travailleuse sociale sait comment faire. En théorie. En pratique, la participation ne se décrète pas. Comment donner du pouvoir aux personnes qui fréquentent et qui animent nos institutions ? 

Dans un contexte politique et social tendu, de plus en plus de voix s’élèvent contre la marchandisation du social et la perte de sens des métiers. Nous voilà bien éloignés de l’inconditionnalité de l’hospitalité qui a donné naissance au système social que nous connaissons aujourd’hui.

Cette hospitalité invite à prendre le risque de la rencontre, c’est-à-dire accepter de ne pas savoir où une rencontre va nous emmener. Renoncer à ce savoir est donc une condition à ce que l’autre ait du pouvoir sur ce que nous allons vivre ensemble. Susciter la participation de son public, c’est lui donner du pouvoir, et c’est donc créer des rencontres authentiques, hospitalières.

Rencontrer son public ? Une travailleuse sociale sait comment faire. En théorie. En pratique, la rencontre ne se décrète pas. Comment prendre le risque d’une rencontre qui transforme les individus et les organisations ?

Nous proposons une formation basée sur l’expérience du risque de la rencontre. C’est-à-dire que nous, formateurs, choisissons de ne pas savoir où nous irons pendant ces 3 jours. Nous choisissons/proposons de créer les conditions de la rencontre entre les participants et entre formateurs et participants, d’expliciter ces conditions puis de vivre une expérience de participation du public, en donnant un pouvoir réel aux stagiaires sur le déroulé de la formation.

Trois jours pour partager nos pratiques et constats, construire des analyses, s’initier à un panel d’outils issus de l’éducation populaire et de l’analyse institutionnelle afin d’élaborer des propositions concrètes pour faire face aux difficultés posées les enjeux actuels de la participation de nos publics à nos institutions du travail social.

Objectifs opérationnels

  • Savoir situer l’éducation populaire et l’analyse institutionnelle au regard de l’histoire du travail social : ses fondements, ses buts, son rôle et ses fonctions, ses forces et ses faiblesses,
  • Analyser des situations professionnelles pour identifier les freins et contraintes de la participation des publics,
  • Identifier les leviers de la rencontre et de la participation à partir du concept d’hospitalité,
  • Savoir transposer différentes méthodes et outils d’éducation populaire et d’analyse institutionnelle dans le travail social.

Contenus

  • Apports théoriques des formateurs sur le champ de l’éducation populaire et du travail social, son histoire et ses enjeux,
  • Expérimentation de plusieurs méthodes d’éducation populaire, au choix des participants, parmi, notamment, groupe d’interview mutuelle, porteurs de parole, débats mouvants, quoi de neuf, enquêtes conscientisantes…
  • Retours et analyse collective de ces expérimentations, apports théoriques complémentaires des formateurs
  • Analyse de situations concrètes, mutualisation d’expériences en vue de construire des pistes d’actions
  • Temps d’expression autour du vécu du stage, de la dynamique de groupe et des contenus transmis ou à venir
  •  Échanges sur les possibilités et les limites d’utilisation de méthodes d’éducation populaire dans le contexte professionnel des participants

Encadrement

Cette formation sera encadrée par Anthony Brault et Edeline Delanaud. Nous pratiquons depuis 20 ans dans les champs de l’éducation populaire et de la pédagogie / psychothérapie institutionnelle. Nous nous sommes associés par désir de croiser nos approches et dans la volonté de proposer des formations vivantes dans le champ du travail social. Présentation détaillé de nos parcours en fin de document.

Présentation d’Edeline Delanaud

Educatrice spécialisée puis responsable de 2 services médico-sociaux pendant plus de 15 ans j’ai nourri mes pratiques des apports des méthodes actives et de l’analyse institutionnelle qui est devenue une référence dans mes pratiques fortement inspirées de la psychothérapie et de la pédagogie institutionnelles.

J’ai travaillé auprès d’enfants (en décrochage, protection de l’enfance), dans l’insertion (centre maternel et toxicomanie) et j’ai découvert le champ du handicap par la rencontre avec les personnes concernées par des troubles psychiques en Groupe d’Entraide Mutuelle puis en Service d’Accompagnement à la Vie Sosiale et Service d’Accueil de Jour.

En tant qu’animatrice d’un GEM, puis responsable d’ESMS (SAVS/SAJ), j’ai développé des dispositifs de co-gestion permettant aux adhérents et aux équipes de s’impliquer dans le fonctionnement régulier de la structure. Dans une dynamique de recherche-action collective et permanente, la gestion de l’ambiance (accueil-entraide-régulation de conflits), de l’animation du planning et des activités, du budget de fonctionnement, du soin des lieux et des relations ont été des terrains de coconstruction avec les équipes et les personnes accueillies. Nous y avons conçu des pratiques et des dispositifs adaptés aux publics et au contexte médico-social dans lesquels chacun agit sur le quotidien, sur les projets individuels et institutionnels à travers des pratiques participatives à haut niveau d’impact sur le fonctionnement des services.

En parallèle, j’ai développé des actions de formation initiale et continue auprès des travailleurs sociaux et responsables de services autour des politiques sociales, du handicap, de l’accompagnement de la vie affective et sexuelle, de la participation et de l’autodétermination des publics.

En plus des formations, j’anime des groupes d’analyse des pratiques professionnelles en institution et je propose des dispositifs de régulation des conflits et crises pour les équipes et collectifs en difficultés.

Depuis mon diplôme d’éducatrice spécialisée en 2009, j’ai poursuivi ma formation par le Master Education, Formation et Intervention Sociale de Paris 8 que j’ai validé en 2015. Je me forme régulièrement aux pratiques d’intervention, d’analyse des pratiques et de formation.

Pour programmer cette formation

J’interviens sur demande d’une organisation pour son équipe de salarié-e-s et/ou de bénévoles. Pour obtenir une prise en charge de cette formation par votre OPCO, contactez-moi.

Cette formation est en effet accessible à une prise-en-charge par les fonds de formation. En effet, Sans Transition est membre d’Oxalis, certifiée Qualiopi au titre des actions de formation, des bilans de compétences et des actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience.

En dehors de demandes émanant d’une équipe de travail, je peux aussi la programmer par chez vous si un noyau de personnes s’organise pour l’accueillir. Le financement peut alors se faire via des demandes de prise-en-charge de cette formation à l’employeur des personnes salariées.

Dans tous les cas, contactez-moi ! (Écrire à anthonybrault@gmail.com)

Personnes en situation de handicap : des conditions d’accessibilités peuvent être mises en place. Merci de nous en informer avant afin de convenir ensemble des modalités d’accueil.